vendredi 2 mars 2012

" Damn' Good Coffee" : Quand Dale Cooper buvait du café en canette ...



Les mirettes salivantes d'excitation devant le dossier de presse de l'expo Lynch, une bouffée de nostalgie délirante m'a remit en mémoire cette campagne publicitaire que le cinéaste avait réalisé pour Georgia en 1993. Georgia fabriquait, comme beaucoup d'autres marques japonaises le font encore, du café en canette destiné à remplir les nombreux distributeurs de boissons des villes nippones et par la même occasion,  les estomacs de salarymen victimes d'une baisse de régime.  Bien que je ne prétende pas être une spécialiste de la question, avancer que cette fameuse boisson chaude est presque emblématique de l'esthétique du Lynchland ne me parait pas être un blasphème. Mis bout à bout, les milles et un jus de chaussettes  ingurgités par les protagonistes dans les scènes de dinners ,  le café gluant de la Black Lodge sans compter la scène dramatique de l'expresso de Mullholland Drive représentent un volume de liquide que je n'oserai pas moi même mentalement imaginer, sans doute de peur d'en perdre le sommeil. 

Nouveau mystère à Twin Peaks : Sont-ce les gros bonnets de la com'  de Georgia qui ont eu  l'idée stupéfiante de prendre Dale Cooper, de loin le plus caféinomane du panthéon lynchien , comme mascotte du café froid ? Je n'en sais malheureusement rien. Cependant ces réclames sont parmi les plus ahurissantes que le célèbre réalisateur aient produites ... Quelques pubs de trente secondes suffisent à l'Agent Cooper, qui dégaine frénétiquement les canettes de la poches de son pardessus, pour retrouver la piste de cette jeune japonaise alors qu'il lui fallut huit épisodes pour trouver le meurtrier de Laura Palmer ... 






David Lynch à la Tilton Gallery: J - 3


Trois jours à tourner en rond avant de dilater nos pupilles devant les derniers spécimens du réalisateur américain ... et une petite semaine à peine avant de lui faire le fond de l'oeil.




Bob's second dream , 2011.

mardi 28 février 2012

- Badgermin - La rencontre fortuite entre Robert Moog et Chuck Testa

Badgermin : mot-valise composé par le vocable anglais badger ( blaireau ) et par theremin, nom désignant l'un des premiers instruments de musique électronique, crée en 1919 par Lei Sergueievich Termen. C'est à David Cranmer, inventeur d'instruments hybrides comme le Veloton ( la bicyclette-synthétiseur ) ou de la Gnome Machine, que l'on doit la paternité de cette merveille surréaliste. 

Une pensée pour la divine Clara Rockmore, virtuose du thérémine, que l'on imagine glousser dans sa tombe à la vue de cette adorable créature.


Le Badgermin en pratique : 


et le bestiaire du Frankenstein mélomane dans son intégralité : http://nervoussquirrel.com/

lundi 27 février 2012

Sunday Fleamarket Special

Le  Garage fleamarket ( 6 av. entre 24th et 25 street ), c'est un peu le Yoshiwara du chineur dominical ... 





The Vanishing Play






Quelques images de ma première soirée new-yorkaise passée au St Marks Church Theater pour l'une des dernières représentations de The Vanishing  Play, un délire kitsch d'un onirisme presque lynchien   dans l'univers bariolé des sideshows americains.

"An immigrant actress finds her brother, lost long ago in a freak circus accident, and enlists his help to make her accent disappear. Ghosts of the past appear and lead them on a ritualistic journey where the boundaries of geography, time, life and death begin to vanish. The Vanishing Play explores the struggle to change one’s identity, and the conflict between hanging on and escaping the past.




The Vanishing Play features Woof Nova’s signature mystery noir-adventure style as they delve into an intellectual and aesthetic exploration of Freud’s Mourning and Melancholia. Memory becomes an elusive tool, replaced by rituals performed in order to reconstitute identity, history, and relationships – to rend the veil of time, distance and dimension. The Vanishing Play is a hybrid theater piece that melds movement choreography with a choreo-poetic text, and is set within a constantly transforming multi-media landscape that is manipulated by the performers.
The piece is Woof Nova’s final installment in the trilogy that began with Spoleum (Ontological-Hysteric Theater, 2006), continued with Don’t Peek (LaMama, 2010), and now concludes with their third exploration into the nature of loss. The disappearance of cultures and their singular attributes acts as a provocative ghost haunting the entire trilogy.  With The Vanishing Play the fragility of culture is particularly evoked: the threat of irrevocable loss, balanced with the desire to let go and transform. And the challenge of realizing a future when one is haunted by the ghosts of the past. As with other Woof Nova plays, it is a company-devised piece in which text, design and direction are arrived at through a unique collaborative process."
http://www.thevanishingplay.com/


vendredi 24 février 2012

Les bobines musicales de Nikola Tesla

Une application sonore et toujours aussi spectaculaire de la célèbre invention du Docteur Zeus  ....


Nikola Tesla par Sean Taggart 1992

jeudi 23 février 2012

Joe Coleman et Origène


"This image shows the Roman soldier Pantera about to penetrate the shamelessly nacked Virgin Mary. At their  feet is the cloth of the Immaculate Conception which Mary will put on to cover her shame."

Joe Coleman , The man of Sorrow, 1993.

"La mère de Jesus avait été chassée par le charpentier qui l'avait demandée en mariage pour avoir été convaincue d'adultère et d'être devenue enceinte des oeuvres d'un soldat romain nommée Panthera. Séparée de son époux, elle donna naissance à Jesus , un bâtard. La famille etant pauvre , Jesus fut envoyer chercher du travail en Egypte, et lorsqu'il y fut , il y acquit certains pouvoirs magiques que les égyptiens se vantaient de posséder."

Origène , Contre Celse, Livre I, 248 A.D.